14 novembre 2018
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Où investir ?… Et si on allait en forêt ?!

Vous êtes à la recherche de diversification dans votre patrimoine, d’alternatives ou de compléments à vos placements un peu « traditionnels » ? Pourquoi ne pas « partir en forêt » ? !

Comment est-il possible d’investir dans une forêt ?

Faut-il collectionner les hectares ? Acheter tout un massif forestier ? La réponse peut être « oui » pour autant que vous en ayez les moyens, et que cela ne représente qu’une petite partie de votre patrimoine (par souci de diversification). Néanmoins, le plus simple est sans doute de confier ses capitaux à des Groupements Fonciers Forestiers dont la mission consiste à mutualiser les capitaux pour acheter des parcelles cadastrales, plus ou moins grandes, des hectares de bois et forêts … qui sont souvent la propriété de grandes familles qui possèdent ces terres dans leur patrimoine et qui sont amenées, parfois, à les céder (souvent pour des raisons successorales).

C’est la raison pour laquelle, investir via un Groupement Foncier Forestier, c’est accéder à la gestion et à la propriété de massifs d’importance, de qualité et de gestion dédiée.
En tant qu’associé, vous ne serez pas propriétaire de quelques arbres et encore moins de quelques ares ou hectares, mais vous détiendrez un nombre de parts du Groupement. Ce placement « partagé » avec d’autres associés du Groupement Forestier vous garantira souplesse, cohérence, gestion et pérennité dans votre investissement.

Quels sont les critères à retenir pour « choisir sa forêt » ?

Pour simplifier, le point le plus important, souvent mis en avant, est la situation géographique de l’investissement. Acheter une forêt située sur des bons sols forestiers (sols profonds) est souvent gage de bon rendement. Mais d’autres points doivent entrer en considération : la croissance de la forêt, sa capacité productive, sa capacité à se régénérer … en somme, son devenir … la vente de grumes (tronc de l’arbre abattu), le bois de construction, le bois de chauffage (énergie), mais également la chasse.

Combien rapporte une forêt ?

Difficile de répondre de façon mathématique. Il faut en effet distinguer le capital et le revenu de la forêt.

Le capital correspond au stock de bois qui est sur pied. Quand des coupes sont faites, un revenu est donc dégagé. Mais dans le même temps le capital diminue ! De bons gestionnaires de forêts sauront donc équilibrer ces deux paramètres et parviendront à un rendement moyen évoluant entre 1,50 et 3 % l’an. La bonne analyse et la technique consistent à couper moins d’arbres que l’accroissement biologique de la forêt (qui produit en moyenne chaque année 2 à 3 % de biomasse). Le travail de l’expert est donc de veiller constamment à améliorer le stock sur pied en gérant parfaitement les coupes et les plantations naturelles générées par ce stock.

Il doit également veiller à diversifier les essences d’arbres, certaines évoluant plus rapidement que d’autres. Il convient d’obtenir un bon ratio entre le rendement biologique (capacité de croissance d’un arbre) et le rendement économique - le chêne pousse moins vite que le peuplier (rendement biologique), en revanche, il se vend beaucoup plus cher que le peuplier (rendement économique). La bonne gestion forestière consiste donc à optimiser les coupes, et notamment à procéder à des coupes d’essence au moment où elles sont à leur plus haut économiquement parlant.

Vous l’aurez compris, on investit dans la forêt comme on investit dans l’Art ou le vin. A la fois par plaisir  ou dans un souci de diversification passionnée. Il ne faut pas hésiter, une ou deux fois par an, à se rendre aux Assemblées Générales et/ou aux réunions d’information organisées par le Groupement Foncier Forestier, à enfiler ses bottes et à accompagner l’expert forestier dans son travail pour comprendre comment vit et évolue la forêt. Quoi qu’il en soit, ayez toujours à l’esprit un objectif de conservation de long terme, qui apporte également au passage quelques avantages fiscaux (loi Défi Forêt du 9 juillet 2001, Art 199 decies H du Code Général des Impôts).

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